Vie Paroissiale

Vie paroissiale

concert 2

L’Ensemble Baroque de Toulouse, fondé en 1998 par Michel Brun se produit dans les festivals les plus prestigieux d'Europe. Ici en formation quatuor, il présente certaines des plus belles pièces de la musique de chambre baroque ; l’Offrande Musicale de JS Bach, un trio de son célèbre fils Carl Philipp Emanuel, un des Quatuors Parisiens voulus par Telemann dans un goût français, et un magnifique trio de Georg Friedrich Haendel . Le quatuor est formé de Michel Brun , flute traversière, Christophe Geiller, Violon, Christine Genet, Clavecin et Géraldine Devillière, Violoncelle.
Prévente par mail Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
Tarif 18 euros, tarif réduit (étudiant) 10 euros, gratuit pour les demandeurs d'emploi et les enfants de moins de 12 ans
Billets à la vente à l'office de tourisme de Pau

 

Carême

 

Maintenant, le SEIGNEUR dit :« Ne pensez plus à ce qui est déjà arrivé, oubliez le passé. En effet, je vais faire quelque chose de nouveau, qui grandit déjà.  Est-ce que vous ne le voyez pas ? Oui, je vais ouvrir un chemin dans le désert, je vais faire couler des fleuves dans ce lieu sec. Les animaux sauvages, les chacals et les autruches me rendront honneur car j'ai fait couler de l'eau dans le désert, des fleuves dans ce lieu sec. Oui, je veux donner à boire au peuple que j'ai choisi. »

Esaïe 43 18-20

Faire de la place ! Tel était l'objectif dans ma maison d'enfance du ménage de printemps auquel je voulais absolument échapper ou au moins faire échapper mes trésors : vieux ballons, peluches rapiécées, bouts de ficelles que le nettoyage de fond en comble menaçait de faire disparaître pour toujours.

Faire de la place ! Nous pourrions garder ce mot d'ordre en tête pour ce Carême 2018 et l'appliquer d'abord à notre tête et à notre cœur : quelles sont les idées qui nous font  du mal, qui nous empêchent de voir la beauté et la diversité de la vie qui nous entoure ? Faire le tri de nos idées et mettre au recyclage doutes, préjugés, peurs... Plus facile à dire qu'à faire ? Peut-être, mais si nous nous laissions quelques plages de silence, de sabbat, de pause, peut-être pourrions-nous repartir allégés de quelques fardeaux et faire route ensemble plus facilement.

Faire de la place pour se recentrer sur l'essentiel, cette relation à Dieu qui nous nourrit jour après jour, pour ce repos à prendre, dans les bras de Celui qui sait ce qui est bon pour nous. Ouvrir en grand les fenêtres de la vie.

Ce Carême venez vivre avec nous les dimanches de la Diaconie!

3 dimanches pour un monde plus juste et solidaire! 

Au Temple de Pau 21 bis Rue Serviez 64000 Pau 

Dimanche 18 février à 10h30: Aumônerie militaire au plus proche du combat

Dimanche 4 mars à 10h30 : Bienvenue 64 au service des réfugiés et des immigrants

 Dimanche 18 mars à 10h30 : l'Entraide protestante au coeur de la détresse humaine

suzanne
Suzanne, depuis quand es-tu à Pau, et depuis quand fréquentes-tu la paroisse ?

Je suis née à Pau. Mes parents n'étaient pas du tout dans l'Eglise. Ma mère a reçu une catéchèse protestante, mais elle ne fréquentait plus l'Eglise… sans pour autant avoir mis sa foi de côté. Elle nous parlait (ndlr : Suzanne a deux sœurs) des grandes histoires de la Bible à la maison, mais nous n'étions pas en lien avec la communauté de Pau.

Quand je suis devenue adolescente, j'ai voulu faire du scoutisme...et c'est là que j'ai rencontré des jeunes qui faisaient des camps KT. Du coup, j'ai fait deux camps KT qui m'ont donné envie d'intégrer l'Eglise et d'aller au groupe de jeunes. Je ne regrette pas de ne pas avoir fait plus de KT, même si j'aurais sans doute aimé ce qu'on y fait. En fait, je suis contente d'être arrivée dans l'Eglise au moment où j'y suis arrivée : c'était le bon moment pour moi.

Tu as passé une année aux Etats-Unis où tu as fréquenté une paroisse baptiste. Quelle a été ton expérience dans l'Eglise là-bas, et est-ce que ça a changé quelque chose dans ton parcours de foi ?

Les choses sont assez différentes là-bas de ce qu'on connaît ici.

Déjà, les membres de la communauté viennent systématiquement au culte où il y a plus d'interaction entre le prédicateur et l'assemblée. J'ai aussi remarqué qu'il y avait beaucoup d'entraide entre les gens !

En fait, je pense que mon passage aux Etats-Unis a confirmé les intuitions que j'avais ressenties ici à Pau. J'ai d'ailleurs demandé et reçu le baptême (par immersion) là-bas. Je n'étais pas partie en pensant demander le baptême, mais étant donné que j'ai commencé à fréquenter l'Eglise assez tard, il m'a fallu du temps pour comprendre que je voudrais demander le baptême. Et c'est là-bas que c'est arrivé.

A propos de Dieu, comment tu définirais ton rapport à Lui ?

Pour moi Dieu est un soutien. Je le vois à la fois dans des évènements ponctuels, mais aussi dans le quotidien. Sur le moment, quand je vis un truc difficile, je me rends compte que ça me sert de savoir que je ne suis pas seule. Je me dis que quelqu'un qui ne croit pas le vivrait sans doute plus difficilement.

Est-ce que le fait d'être protestante / chrétienne t'apporte quelque
chose de spécifique ?

Je pense que oui, ne serait-ce qu'au niveau des valeurs : l'ouverture aux autres, la culture biblique qui nous permet de comprendre un peu d'où notre société vient.

Pourquoi avoir choisi de suivre des études de médecine ?

J'ai toujours voulu faire ça. A vrai dire, je ne sais pas trop pourquoi j'ai toujours voulu faire ça. J'ai une peu hésité avec la musique à un moment donné. D'un côté il y a la compréhension du fonctionnement du corps humain qui m'intéresse, et en même temps je sais que je serai amenée à être en contact avec les gens, et c'est ça qui m'attire.

Pour finir, tout autre chose : est-ce que tu ouvres la Bible, et si oui,
comment l'utilises-tu ?

Il m'arrive de l'ouvrir. Quand ça m'arrive, ce n'est pas parce que j'ai besoin de quelque chose ou que je recherche quelque chose. Ce qui me pousse à l'ouvrir c'est que j'ai l'impression de la connaître de façon superficielle et que j'ai donc encore beaucoup de choses à découvrir ! Mais ce n'est pas toujours facile de l'ouvrir parce qu'on ne sait pas tellement par où commencer !

En 1517, Luther affiche ses « 95 thèses ».

Aujourd’hui, en 2017, nous avons souhaité saisir cette occasion du jubilé de la Réforme pour témoigner de notre foi, affirmer notre identité culturelle et patrimoniale et mettre en valeur l’apport du protestantisme dans la société d’aujourd’hui.

En partenariat avec la Mairie, l’Eglise réformée de Pau vient d’obtenir pour la ville de Pau, le label «Cité européenne de la Réforme».

A l’initiative de la Communion d’Eglises Protestantes en Europe (CEPE), ce label favorise un partenariat entre Eglises protestantes et villes européennes ayant un rapport historique avec la Réforme et encourage l’interaction entre art, culture et spiritualité dans les cités de la Réforme.

Dans le cadre de ce label et avec le soutien de la Ville de Pau, du Centre d’Etudes du Protestantisme Béarnais et du Musée Jeanne d’Albret d’Orthez, l’Eglise réformée de Pau proposera, au cours de l’année 2017, un programme de manifestations préparées par le groupe de travail mis en place en 2016 à la demande du conseil presbytéral.

Vous pourrez ainsi voir, au cours de l’année, au temple, une exposition sur « Luther, aux sources du protestantisme » préparée par le consistoire «Alpes-Pays d’Aix» de la région PACCA, avec la collaboration de l’Institut Protestant de Théologie, et à l’automne, une présentation de livres anciens en lien avec la Réforme à la Bibliothèque Patrimoniale – Usine des Tramways à Pau.

Entre le 15/09 et le 15/10 vous pourrez suivre un cycle de conférences sur Luther, la Réforme en Béarn et le protestantisme.

Plusieurs concerts (orgue et chants) auront lieu au temple avec des œuvres de Bach, des prédécesseurs de Bach, des motets et chants de la polyphonie anglaise, des psaumes de la Réforme voire même du gospel.luther playmo

L’Office du tourisme de Pau proposera des balades à la découverte du patrimoine protestant dans la ville.

Vous pourrez également faire un tour au comptoir de librairie du temple. Vous y trouverez en vente des ouvrages sur la Réforme, la figurine Playmobil Luther et les torchons des Tissages Moutet d’Orthez créés pour ce jubilé.

Et n’oubliez pas le culte de la Réformation le 31 octobre 2017 !

Nous souhaitons ainsi faire de cette commémoration l’occasion de rencontres nouvelles.

Jeanne Laurent

18 décembre 2016

Lorsqu’en septembre nous avons affiné le calendrier des événements à venir, la fête de Noël y figurait en bonne place, et nous savions que Nicolas avait en tête un culte particulier. Celui qu’il nous proposa alors constituait un défi de taille : un culte chanté de A à Z, et à plusieurs voix s’il vous plaît.

La date du 18 décembre fut arrêtée, la fête commencerait par un moment convivial à la maison paroissiale à 16 heures autour de spécialités sucrées de Noël, et le culte se tiendrait à 18 heures. Ces détails fixés, il ne restait qu’à organiser le culte lui-même…

Après avoir examiné les 13 chants prévus au départ, 10
furent retenus, puis réorganisés pour former un enchaînement chronologique qui nous apparut vite comme une liturgie. Il était en effet important d’éviter de transformer ce culte à part en un simple concert où la musique prendrait le pas sur le message et sur l’événement lui-même : la venue de Jésus parmi les hommes. Nous voulions que l’assemblée ne fasse pas qu’assister au culte, mais y participe pleinement. Certains chants faisant clairement référence à des textes bibliques, il fut décidé de leur allier la lecture de ces extraits.
La structure du culte ainsi « dégrossie », vint le temps de la mise en œuvre.

Une première réunion de présentation eut lieu mi octobre, et les répétitions débutèrent début novembre. Quelle joie de nous retrouver si nombreux le vendredi soir pour travailler ces pièces pas si faciles que cela à chanter, sous la baguette magique et énergique d’Isabelle Boissière! Car sur les 10 chants préparés, 6 nous étaient totalement inconnus, sans compter les
accompagnements musicaux propres à chacun. Les musiciens (batterie, basse, guitare, clavier et violon) répétèrent d’un côté, les chanteurs de l’autre, et tous se réunirent pour une seule répétition commune la veille de la fête. Planning serré, morceaux exigeants, … tout cela aurait pu nous décourager, ou au moins nous faire suffisamment peur. Bien au contraire, l’enthousiasme et la volonté de chacune et chacun ont tout emporté, et la promesse de célébrer avec tant d’éclat une naissance que nous attendions tous, nous a galvanisés. Après la répétition générale, le doute n’était plus permis : ce serait beau, joyeux, chaleureux, tout simplement !

L’émotion était palpable ce dimanche 18 décembre au temple, et elle n’était pas uniquement due au trac.

Non, bien plus que cela, c’est la ferveur de la communion de toutes et tous, musiciens, chanteurs et assemblée, qui nous a fait vibrer. Une communion autour d’un épisode d’apparence banale : la naissance d’un enfant. Un petit être chétif et fragile qui nous insuffle une force incroyable, démesurée, tout comme est démesuré l’amour que Dieu nous a transmis en envoyant Son fils sur terre. Par ces dix chants, nous avons voulu Lui rendre grâce.

Merci à toutes et tous pour votre implication dans ce beau projet que nous avons porté, et qui nous a portés. Rendez-vous est pris pour Noël 2017 ?

Florence Huart

Bienvenue !