Vie Paroissiale

C’était la fête des lumières à Lyon, jour où toute la ville s’illumine de mille feux pour commémorer la fin d’une épidémie de peste en 1643, pour laquelle les échevins de la ville avaient demandé à la Vierge Marie d’intercéder…

IMG 0680 smallC’était aussi le jour du Culte des familles, au Temple de la rue Serviez à Pau, préparé par les enfants et les catéchètes. Une fois n’est pas coutume, arrivé en retard, j’ai découvert l’allée centrale du Temple obstruée par tout un tas d’objets : des cailloux, des papiers, des billets de Monopoly et même par des enfants allongés au milieu de l’allée !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Bref un joyeux capharnaüm et finalement une allée, un chemin bien encombré !...comme le chemin de nos vies, où l’accumulation du superflu nous fait bien souvent oublier l’essentiel.


Le ton est donc donné ! Comment Dieu peut-il se faire entendre et nous guider dans notre désordre, soigneusement organisé jour après jour ? Au milieu de nos obligations ou pseudo-contraintes sociétales, professionnelles, familiales, de notre train-train quotidien ? Quels sont les obstacles, les pierres instables, les rochers infranchissables qui nous empêchent d’avancer, de progresser et à la fin du jour d’avoir la satisfaction du devoir accompli, en accord avec nos convictions les plus intimes ?
Aide-toi et le Ciel t’aidera. C’est une phrase qui me vient souvent à l’esprit. Dieu est là, disponible, en attente ; depuis longtemps, il a fait le premier pas : il ne tient qu’à nous de faire le deuxième afin de suivre notre chemin, afin de suivre son chemin.
Finalement, ce n’est peut-être pas si compliqué. Dans un premier temps, il est certainement nécessaire de faire un grand ménage, de se défaire de tout ce qui ne nous sert à rien, de tout ce qui nous divertit au sens de Pascal, de laver notre esprit de toute pensée négative, de voir le verre à moitié plein et pas à moitié vide, de vivre là et maintenant. Ordonnons donc notre vie, comme les enfants ont ramassé les papiers dans l’allée, écartons les petits tracas, comme les enfants ont ramassé les cailloux sur le chemin, partageons nos richesses,
comme les enfants ont regroupés les billets de Monopoly pour les redistribuer…et surtout, écoutons notre petite voix intérieure, notre conscience. Ne se pourrait-il pas que cela soit Dieu qui nous parle ? Alors espérons, persistons, nageons à contre-courant, indignons-nous et peut-être nous pourrons déplacer des montagnes, peut-être nous rayonnerons suffisamment pour relever les personnes à terre ou écartées du chemin.
Enfin je voudrais conclure avec une phrase du Dalaï-lama qu’il m’arrive de méditer : "Le bonheur n’est pas au bout du chemin, il est le chemin".


Olivier Ridet

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