Le temple ne se résume pas en un lieu de mémoire, transformé en musée que l’on visite pour sa dimension esthétique voire culturelle.


Ouvrir le temple sur l’espace public, c’est bien plus qu’offrir un service touristique.
Ouvrir le temple sur l’espace public, c’est donner à découvrir un lieu de vie protestant, c’est permettre des rencontres.
Toutes celles et ceux qui ont participé à ces journées les 15 et 16 septembre dernier vous diront la richesse et la diversité de ces rencontres : ce jeune, sac sur le dos, venu à Pau pour un entretien d’embauche, ce couple musulman dont la jeune femme portait le voile, ce père, pressé de partir mais dont les enfants faisaient le jeu de piste avec enthousiasme, ces hommes...ces femmes...
Ouvrir le temple sur l’espace public, c’est témoigner de sa foi car tous ces visiteurs posent peu de questions sur l’architecture ou l’histoire du bâtiment mais aimeraient savoir « c’est quoi le protestantisme ? A quoi croyez-vous ? » C’est témoigner simplement, sans chercher à convaincre, en respectant les différences et en s’ouvrant au témoignage de l’autre.
Le temple était ouvert pour les Journées du Patrimoine, laissant un passage où l’on peut entrer, suivant la définition du Petit Larousse, comme je souhaite que nous le soyons aussi, ouverts, accueillants, accessibles, capables de comprendre et de s’intéresser à l’autre.

Jeanne Laurent